| Guatemala |
| AU GUATEMALA, Le Club et Rigoberta Menchú lancent des activités communes Les premiers jours de février, les parents du torero El Juli, sont allés au Guatemala, pour voir de près tous les projets que nous avons mis en place et pu pérenniser, notamment grâce à la générosité de leur fils. C’est que la famille entière suit vraiment de près la santé de nos projets ! Jacquie et Michel Hourcade, nos bénévoles partis sur place, les ont guidés dans la découverte de nos projets, où les responsables leur avaient prévu des rencontres et des activités réjouissantes. Le 2, ils furent invités en compagnie de Rigoberta Menchú et de l’Ambassadeur de France au Guatemala à la projection du film « Le monde est bien petit ! » (le documentaire de Chejo Enríquez sur la Peña El Juli) lors d’un dîner au profit du collège de Santa Teresa (département de San Marcos). Santa Teresa est l’un de nos nouveaux projets éducatifs pour l’année 2011. Ce même jour, Mme Menchú réaffirmait pour le journal espagnol El País sa confiance que les criminels, déjà démasqués, qui mirent à sac l’Ambassade d’Espagne le 31 janvier 1980 finiront par être jugés. Le 31 janvier, jour de leur arrivée, les parents du torero avaient été reçus à déjeuner chez notre amie Rigoberta à l’occasion du 31ème anniversaire de l’incendie criminel de l’Ambassade d’Espagne durant lequel son père le syndicaliste Vicente Menchú et d’autres personnalités importantes trouvèrent la mort.
Le 25 janvier est sorti aux Etats-Unis un documentaire sélectionné au Festival Sundance, où Rigoberta Menchú est l’une des protagonistes les plus importantes. Granito, film de Pamela Yates, raconte comment son film antérieur (Quand les montagnes tremblent) devient l’une des pièces à conviction majeures dans le procès madrilène des responsables du génocide maya durant la guerre civile au Guatemala (1960-1996). Un grain de sable parmi d’autres qui vient se glisser dans les rouages de la chape de mensonge et d’impunité sur la responsabilité de ces crimes contre l’humanité. Grâce à d’autres grains de sable, symboles de l’union qui fait la force, le film donne l’espoir que ces rouages finissent par s’enrayer, que toute la vérité soit proclamée, et les criminels jugés.
Le 17 janvier 2011 La Fondation Rigoberta Menchú Tum (FRMT) a fait une mise au point importante sur la personne et les objectifs de Rigoberta Menchú. WIKILEAKS a en effet rapporté des propos extrêmement désobligeants qu’aurait tenus sur son compte le Président Colóm avec l’Ambassadeur des Etats-Unis en juillet dernier. La Fondation rappelle donc l’importance de la défense des droits de la Personne et des Indigènes ainsi que de la justice et de la paix dans les priorités et l’agenda de Rigoberta Menchú. Cette position, qui met en question des intérêts économiques et politiques, a toujours été critiquée par des esprits en apparence tolérants mais en fait imprégnés de racisme : pendant des années Rigoberta a même été traitée de terroriste et de traitre à la patrie pour ce qu’elle dénonçait. Maintenant encore, bien après la signature des Accords de Paix (1996), certains ne comprennent toujours pas que le non-respect des droits de la Personne et des Indigènes est contraire aux lois du pays et aussi aux accords internationaux ratifiés par le Guatemala sur ces sujets. D’autre part, Rigoberta Menchú a toujours prôné et pratiqué le dialogue et la négociation lors de conflits. Elle a même ajouté à son agenda un plaidoyer valide pour la planète tout entière : la défense de la Nature, de la Terre-Mère et des ressources naturelles. Car il n’est plus possible aujourd’hui d’ignorer ces droits comme on l’a fait par le passé. Sa fondation incite donc chacun à une analyse critique des propos du président rapportés par Wikileaks, et revendique comme intouchables les causes pour lesquelles se bat sa présidente. |

