Club Quetzal
38 avenue du docteur Labrit
40 000 Mont de Marsan
06 03 16 78 20

clubquetzal@gmail.com

 

 

 

 

La campagne de Rigoberta Menchu
 
 

 

Manu Chao a enregistré un message de soutien à Rigoberta Menchu lors de son concert à Vic Fesanzac !

En novembre les Guatémaltèques ont voté. Mais cette élection n'était pas comme les autres...

En février, l'annonce de la candidature de Rigoberta Menchu a bouleversé l'échiquier politique. Au delà du résultat, c'est une première victoire pour la démocratie et l'Etat multiculturel : Rigoberta est la 1ère candidate MAYA à de telles échéances... depuis 500 ans ! dans un pays où 60% de la population est maya.

L'équipe de Quetzal a été présente durant le procesus électoral pour filmer cette campagne historique pour un peuple, un pays, un continent.

Retrouvez les vidéos on - line afin de découvrir les moments majeurs de la campagne de Rigoberta Menchu.

 

MOSAIQUE VIDEOS LES TEMPS FORTS:

 

 

 

Candidature de Rigoberta Menchu Tum aux élections présidentielles.

PAGE SPECIALE et position du Club Quetzal

Après sa phase de consultation, Rigoberta a décidé de représenter le parti de gauche, Encuentro Por Guatemala ( fondé par Nineth Montenegro ).

Afin de dissocier notre action humanitaire qui se doit apolitique et notre appui à Rigoberta, vous pouvez contacter l'équipe de soutien à la candidature de Rigoberta Menchu : winaqfrance@hotmail.com

Rigoberta Menchu: «On m'a souvent demandé pourquoi les Indiens n'avaient pas de parti politique. Nous avons une réponse. [...] Après deux siècles de vie républicaine, les Indiens ont été électeurs mais pas élus. Cela va devoir changer!»

Lire la page spéciale

 

 


 

 

 

 

Articles et impressions
 
 

 

Article publié dans le journal LE MONDE

Reportage Rigoberta Menchu mène campagne en terre maya LE MONDE | 07.09.07 | SANTO DOMINGO XENACOJ (GUATEMALA) ENVOYÉ SPÉCIAL

Septembre 2007

Jean-Michel Caroit Article paru dans l'édition du 08.09.07

Sur la place du village, la remorque d'un vieux camion fait office de podium. A la veille des élections générales du dimanche 9 septembre au Guatemala, Rigoberta Menchu poursuit sa campagne en terre maya.

"Voici la femme du Guatemala la plus connue au monde, la première femme indigène candidate à la présidence en Amérique latine", lance Mario Aquino, candidat du mouvement indigène Pot à la mairie de Santo Domingo Xenacoj.

La place s'est remplie : des jeunes, des hommes aux visages ravinés par les travaux des champs, mais surtout beaucoup de femmes vêtues dehuipiles, les habits traditionnels multicolores.

"Grâce à vous, nous allons faire mentir les sondages, car nous avons les mains propres et ne sommes pas compromis avec le passé", déclare Rigoberta Menchu. Le passé, c'est la guerre civile (1960-1996) qui a fait plus de 200 000 morts, pour la plupart des Indiens, dont plusieurs membres de la famille Menchu. Sa lutte en faveur des Mayas a été récompensée par le prix Nobel de la paix en 1992. Selon les sondages, elle arrive en cinquième position avec moins de 5 % des intentions de vote dans ce pays où les Mayas sont majoritaires.

 

Rigoberta Menchu fustige ses adversaires,"des politiciens aux financements douteux qui négocient avec la misère du peuple"."S'ils vous donnent des poulets ou des téléphones portables, prenez-les, mais ne votez pas pour eux", conseille-t-elle."Nous n'avons pas d'argent pour passer à la télévision", dit-elle en se dirigeant vers une maison où on l'attend pour partager un frugal bouillon et des galettes de maïs. "Il faut se méfier des sondages. Beaucoup de Guatémaltèques ne disent pas pour qui ils vont voter. Il y a encore plus de 30 % d'indécis", relève Fernando Montenegro, un chef d'entrepriseladino(métis) qui se présente à la vice-présidence avec Rigoberta Menchu."Il y a vingt-deux ethnies mayas, chacune peut avoir ses préférences politiques. L'important, c'est que pour la première fois, nous offrons une option plurielle dans ce pays multiethnique divisé depuis tant d'années par l'exclusion", dit-il.

 

"LUTTER CONTRE LE CRIME ORGANISÉ"

Etudiant à la Sorbonne, Vincent Simon consacre ses vacances à la campagne de Rigoberta Menchu."Elle doit affronter le racisme et le machisme de la société guatémaltèque, observe-t-il.Elle est la cible d'une campagne virulente, affirmant qu'elle va supprimer les églises et exproprier les grands propriétaires terriens. On la compare aux présidents vénézuélien Hugo Chavez et bolivien Evo Morales, alors que son programme et les gens qui l'entourent sont modérés."

Sept candidats et militants qui soutenaient sa candidature ont été assassinés pendant la campagne. "Quel que soit le vainqueur, il ne sera pas facile de gouverner le Guatemala, affirme Rigoberta Menchu au Monde. L'extrême pauvreté peut provoquer des explosions sociales. Sans consensus entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire, il sera très difficile de lutter contre le crime organisé qui a pénétré l'Etat."Elle ne se fait pas d'illusions sur ses chances de l'emporter."Le "phénomène Menchu", comme beaucoup l'appellent, a permis pour la première fois la participation de nombreux frères mayas aux joutes électorales, souligne-t-elle.Lorsque j'ai présenté ma candidature, les partis se sont précipités vers les dirigeants indigènes pour les recruter. L'important est qu'il y ait plus d'élus indigènes, peu importent leurs étiquettes, et que nous commencions à exercer le pouvoir." Vise-t-elle les élections de 2012, une année importante dans la cosmogonie maya ?"Il appartiendra aux compagnons d'en décider, répond-elle.Je consulterai aussi les guides spirituels mayas. Une chose est sûre : je vais me consacrer à la lutte politique jusqu'à la fin de ma vie."

Photos SIPA PRESS Laurent Chamussy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Soutien technique: Agence Mangaia