Les actions de Quetzal

664 enfants scolariés dans le village de Santa Catarina Palopo

Santa Catarina Palopo:

Depuis les débuts, le lien est fait avec l'école du village de Santa Catarina Palopó où vont se développer petit à petit les actions principales de l'association. Ce village a été choisi par la correspondante du Club sur place, Véronique Simar. Cette artiste française vivant depuis plus de 20 ans au Guatemala a pensé que ce village, de part la taille de son école, et sa situation géographique se prêtait bien à un échange avec des jeunes français.

"j'ai apprécié qu'aucun enfant du village ne harcèle le visiteur étranger pour avoir une pièce, malgré les besoins flagrant de la population" précise-t-elle.

L'aide commence, en 1998, par l'achat de fournitures scolaires mais se transforme rapidement. Le but étant de permettre à un maximum d'enfants d'avoir accès à l'éducation, les membres du Club mettent en place un système de bourses scolaires afin de payer les frais d'inscription. Jusqu'à une centaine d'enfants vont en bénéficier chaque année.

Depuis 1997, l'évolution est significative. En 97, 240 enfants sont scolarisés, 664 enfants en 2004.

Kits scolaires

Quetzal distribue à chaque rentrée scolaire entre 75 et 120 bourses scolaires ( livres, cahiers, crayons... pour l'année ).Les fournitures scolaires sont achetées au Guatemala. Il nous semble primordial de favoriser l'économie locale.

Nous payons également l'inscription scolaire aux plus défavorisés.

Goûters nutritifs

Réalisant qu'un élève qui ne mange pas à sa faim a du mal à se concentrer sur ce que lui apprend le maître, le Club Quetzal finance aussi un goûter nutritif quotidien pour tous les enfants de l'école.

Traditionnellement, une aide de l'Etat existe pour financer cet encas, mais elle fluctue selon la volonté et les ressources de ce dernier, la présence du Club permet donc une stabilité de l'aide et la sécurité pour les responsables de l'école que le goûter ne va pas disparaître du jour au lendemain.

Bibliothèque et Centre informatique

Le noyau du projet étant établit, d'autres projets annexent s'y greffent par la suite. Une bibliothèque ainsi qu'une salle d'informatique ont aussi été créées par le Club Quetzal.

Le collège

Après 5 ans de présence dans cette communauté, les élèves aspiraient à continuer leurs études. Ainsi depuis 2002 la création d'un collège à Santa Catarina Palopo est entreprise.

A travers cette aide, c'est toute une communauté qui reprend espoir et qui se dynamise. Tout ce travail est fait en collaboration avec la communauté qui prend une part très active à tel point que Santa Catarina a été cité par le quotidien guatémaltèque Prensa Libre comme étant village "modèle" pour ses efforts envers les enfants.

Bilan: Merci à vous tous !

C'est grâce à la générosité de nos donateurs que nous pouvons chaque année aider plus de 100 enfants. Sur 5 ans, ce sont 540 bourses ont été attribuées. Ne pouvant pas distribuer un kit scolaire à tous les enfants, le Club avec la communauté a décidé de payer le goûter scolaire à tous les enfants afin de lutter contre la malnutrition et de faire baisser le prix d'inscription pour permettre un accès plus large aux familles ( ainsi une participation de 2 euros par an et par enfant est demandée aux parents au lieu d'une inscription de 12 euros ).


 

 

 
 

 



Club Quetzal
38 avenue du docteur Labrit
40 000 Mont de Marsan

clubquetzal@hotmail.com

Mai 2005: Retrouvez notre nouveau programme, le parrainage collectif


  La situation éducative au Guatemala

7 enfants sur 10 ne finissent pas leur école primaire...

Source: mémoire d'Erika Normand " Evaluation du Club Quetzal " Novembre 2004.

 

En 2001, 85 % des enfants entre 7 et 12 ans ont eu accès à l'éducation primaire. Mais beaucoup de progrès restent à faire. Les problèmes de couverture de l'éducation perdurent cependant, une fois encore, les communautés indigènes qui vivent dans le milieu rural sont les plus défavorisées. Le taux net de scolarisation en classe primaire est passé de 69,1 % à 84,3 % entre 1996 et 2000.

 

 

Disparités zone rural / urbaine :


En zone urbaine, les filles abandonnent l'école moins que les garçons et ont tendance à terminer le cycle sans avoir jamais redoublé, au contraire, en zone rurale elles sont beaucoup plus nombreuses à devoir quitter le primaire avant la fin, pour travailler ou parce que, face aux manque de ressources de leurs parents, elles doivent laisser la place à leurs frères.

La couverture scolaire:

8,5 enfants sur 10 entrent à l'école primaire, mais seulement 4 terminent la troisième année et moins de 3 arrivent en sixième année ( équivalence du CM2 en France ).
28,4 % des jeunes entre 13 et 15 ans ont accès au secondaire et 15, 8 % de ceux qui ont entre 16 et 18 ans entrent dans le supérieur.

La qualité de l'éducation :

La qualité de l'éducation laisse aussi beaucoup à désirer. La formation des maîtres et des professeurs est loin d'être satisfaisante.

De manière générale le programme scolaire a très peu intégré les valeurs et les savoirs des peuples autochtones, et a du mal à se défaire de ses vieilles coutumes discriminatoires. Les infrastructures, notamment dans la zone rurale, sont elles aussi très détériorées, ce qui les rend même dangereuses pour les enfants ; le plus souvent les aires récréatives sont en friche ou à l'abandon faute de moyens pour les entretenir.

Le budget de l'éducation :

Les dépenses publiques consacrées à l'éducation sont passées de 1996 à 2002 de 1,58 % à 2,39 % du PIB. Mais le Guatemala reste le pays d'Amérique Latine qui investit le moins dans l'éducation de sa population. Il est très difficile de faire de ce secteur une priorité effective pour les gouvernements qui se sont succédés.