Journée Internationale des Peuples Indigènes
Guatemala, le 9 Août 2005
En cette nouvelle célébration du Jour International
des Peuples Indigènes, nous souhaitons rendre un hommage
à nos frères et surs indigènes pour
leurs combats historiques aux 4 coins du monde.
Les cultures indigènes sont plus que jamais vivantes.
Sans ressource économique ou institutionnelle, les savoirs
ont été transmis et protégés de génération
en génération, au sein même des communautés.
Les peuples Indigènes ont démontré la force
et la valeur de leur culture, tout en rendant hommage à
la mémoire de leurs ancêtres.
Les peuples Indigènes ont apporté à l'humanité
ses valeurs ancestrales, sa spiritualité, son respect à
la vie et ses connaissances. L'humanité peut apprendre
beaucoup des Peuples Indigènes, dans ces moments où
la planète connaît la pauvreté, des catastrophes
naturelles et des guerres.
Ce nouveau jour international des peuples indigènes s'inscrit
encore dans un contexte de marginalisation, de discrimination
et d'inéquité qui perdure malgré les récentes
avancées.
Au Guatemala, la lutte contre la discrimination a avancé
notamment à travers 2 procès condamnant des actes
de racisme envers le peuple maya. Mais en ces débuts de
la Décennie internationale des Peuples Indigènes,
et malgré les grands efforts réalisés, les
communautés indigènes, sous l'effet de la discrimination,
restent parmi les plus pauvres et les plus marginalisées
du monde.
Au sein de l'ONU, le projet de la Déclaration des Droits
Universels des Peuples Indigènes, n'avance pas, par manque
de volonté politique d'un groupe de nations qui ne souhaite
pas la voter, ce qui pourrait être considéré
comme étant une position raciste.
Nous rappelons à cette occasion que la force d'une culture
réside spécialement dans la conservation, la défense
et la transmission de la mémoire historique. Tant qu'un
peuple est capable de préserver son passé de manière
cohérente et respectueuse, il assure alors le futur de
sa culture.
A ce jour, nous invitons les organisations indigènes et
les autres collectifs sociaux à impulser des lois pénalisant
toute forme de discrimination. L'expérience du Guatemala
montre que la voie judiciaire est le recours fondamental pour
combattre ce fléau.
Les conditions dans lesquelles se trouvent les Peuples Indigènes
ne doivent pas se dégrader car dans le cas contraire, on
continuerait à faire grossir les files des plus défavorisés,
des plus exclus et des plus oubliés.
Club Quetzal - Fondation
Rigoberta Menchu Tum - le 9 Août 2005
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