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Quetzal joue
collectif

Article publié dans Sud Ouest - 20 mai
2005
Keila Sulugui est élève au collège de San
Lucas Taliman, au Guatemala. Depuis une semaine, cette jeune indienne
découvre la France et notamment les Landes grâce
au club Quetzal. L'association a monté un projet d'échanges
culturels entre une classe de troisième du collège
Dussarat de Dax et le collège de San Lucas. La poste ne
fonctionnant pratiquement pas au Guatemala, les élèves
communiquent par internet. Keila Sulugui est la première
correspondante guatémaltèque, invitée dans
le département.
Sa présence est doublement symbolique. Car au-delà
du projet développé avec les collégiens dacquois,
le club Quetzal a lancé cette année un vaste programme
de parrainage collectif. Les adhérents de l'association,
et plus largement tous ceux qui souhaitent venir en aide aux enfants
scolarisés du Guatemala, peuvent parrainer une classe.
« Nous sommes en liaison avec deux établissements,
précise Erika Normand. Une école primaire, Santa
Catarina, et le collège d'enseignement technique où
étudie Keila. »
600 goûters. L'argent récolté permettra
d'abord de financer six cents goûters par jour dans le cycle
primaire. « Au Guatemala, un enfant meurt de faim toutes
les quinze minutes », rappelle Erika Normand.
Si la campagne de parrainage collectif porte ses fruits, l'argent
financera aussi les inscriptions à l'école, le matériel
scolaire, l'entretien des locaux et la formation des professeurs.
Au collège de Keila Sulugui, les besoins sont encore plus
importants : l'établissement étant privé,
les frais de scolarité sont élevés. L'équipement
des ateliers coûte cher lui aussi. « Nous acceptons
les dons à partir de 15 euros, ajoute Erika Normand. Le
parrainage collectif est certes plus onéreux, mais aussi
plus juste. Sinon, il existerait des disparités énormes
entre les élèves parrainés et les autres,
ce n'est pas notre but. »
Dans quinze jours, Keila Sulugui repartira au Guatemala. Elle
aura découvert les Landes, mais aussi Paris. « La
vie est beaucoup plus facile ici que chez nous, constate la jeune
collégienne. Mais je veux travailler et vivre dans mon
pays. »
L'an prochain, Keila intégrera un lycée. Là,
elle apprendra les langues étrangères, le français
et l'anglais, pour réaliser son rêve : devenir secrétaire.
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