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La situation
au Guatemala
Voir aussi la situation
éducative ( cliquez
ici )
Dernières Actualités:
Le travail des enfants
Prensa Libre - Club Quetzal - 23/01/05
940 000 enfants entre 9 et 17 ans, travaillent dans des conditions
lamentables selon l'OIT. Lire
Le Guatemala empêtré
dans un tourbillon de violence
Courrier International / AFP - 15/01/05
La violence au Guatemala a fortement progressé en 2004,
le président guatémaltèque Oscar Berger,
qui avait fait campagne sur ce thème il ya un an, a perdu
... Lire
La
société guatémaltèque :
La société guatémaltèque
est, depuis la conquête espagnole, divisée en deux
groupes : les Indiens représentent
plus de 50% de la population, les
Ladinos, métis et descendants d'Espagnols
Les inégalités sont criantes entre
les deux communautés et une minorité de latinos
monopolise l'essentiel du pouvoir politique et économique.
36
ans de guerre :
Le conflit guatémaltèque, qui a duré
36 ans, a été l'un des plus violents jamais
recensés, puisqu'il a fait plus de ..200
000 victimes ( 100 000 morts et 100 000 disparus )
et environ 1,25 millions de déplacés et réfugiés.
Les communautés mayas ont été les principales
victimes du conflit.
Huit ans après la signature des Accords de
Paix, d'aucuns s'interrogent sur les causes du blocage démocratique.
La pauvreté chronique demeure un des principaux problèmes
au Guatemala et cette perpétuelle inégalité
n'aide en rien au renversement de la situation pour la mise en
application des Accords de Paix.
Situation
socio - économique :
La population du Guatemala en 2002 : 11 237
196 habitants ( taux de croissance annuel moyen de 3% )
Quatre peuples cohabitent dans ce pays: les Mayas,
les Xinca, les Garifunas et les seuls à ne pas se définir
comme indigènes mais comme métisses ou blancs: les
"ladinos".
24 langues sont parlées sur le territoire: 21 langues
mayas, le xinca, le garifuna et l'espagnol. Cette diversité
linguistique et donc culturelle constitue à la fois la
richesse et la faiblesse de ce pays où les indigènes
qui représentent plus de 40 % de la population totale (mais
plus de 60 % dans l'espace rural) ont payé le plus lourd
tribut à la guerre par le passé, et sont les plus
touchés par la pauvreté à présent.
Le seul moyen d'apprendre l'espagnol: l'école. Et quoi
de plus important que de maîtrisser la langue officielle
de son propre pays ?
Lisez le témoignage d'Atanasio, Indien, nom du livre
de Catherine Vigor.
L'exode rural :
La pauvreté, le chômage, l'effondrement du prix
du café sont à l'origine des mouvements de populations
qui font converger les guatémaltèques dans l'espace
urbain. Malgré cette évolution, la population reste
encore, pour plus de la moitié, dans la zone rurale. La
forte concentration de la population dans les villes, et notamment
dans la capitale est à l'origine des problèmes d'insalubrité,
de croissance urbaine incontrôlée et de la déficience
des services de bases (éducation, santé, habitat,
eau potable, traitement des eaux usées
)
L'accès au système de
santé :
En 1997, seulement 47 % de la population avait accès
au système de santé avec 1 médecin
pour 1000 habitants. Dans certaines régions, jusqu'à
90 % des enfants de moins de cinq ans souffraient de dénutrition.
Depuis la situation a certes évolué, pourtant
la famine tue encore en 2004 dans la province de Chiquimula
à l'Est du pays.
L'économie :
Un pays économiquement dépendant, car agro
exportateur, et dont la dynamique principale se calque sur les
demandes du marché mondial. Les grandes exploitations extensives
du type "finca", gérées par des multinationales,
organisent la terre en monoculture pour produire essentiellement
du café, du coton, de la canne à sucre et des bananes.
Le secteur industriel composé essentiellement de "maquiladoras"
se concentre à 77 % dans la capitale et ses alentours.
Malgré le rétablissement de la Démocratie
dans le pays, l'Etat guatémaltèque est bien loin
d'assurer des conditions de vie décentes à l'ensemble
de ses citoyens. L'Etat social n'existe pas réellement
dans ce pays de contrastes et de discriminations.
Pour en savoir plus:
Les pages Quetzal : Situation
éducative, La violence
en 2004, le travail
des enfants, La Fondation Rigoberta
Menchu , l'activiste Nineth...
Les journaux au Guatemala ( en espagnol ) : Prensa
Libre et Siglo XXI
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