REVE D'UN AUTRE MONDE
Sélection officielle
2004 du Festival International du film des Droits de l'Homme
- PARIS
Le réalisateur Jean Couderc retrace l'histoire atypique
de Quetzal en suivant pendant de longues semaines son fondateur,
Vincent SIMON.
Synopsis
Originaire de Mont de Marsan, Vincent Simon mène
depuis son plus jeune âge une action humanitaire délicate
dans un pays où les violations en matière de droits
de l'homme et l'insuffisance des fonds assignés à
l'éducation, la santé et la justice freinent la
réconciliation nationale. Membre actif de l'UNICEF depuis
1996, Vincent, alors en classe de 4ème, a créé
en octobre 1997 le club Quetzal. L'objectif initial de cette ONG
était de combattre l'analphabétisation des Indiens
en oeuvrant pour " l'école pour tous ".
Désireux de poursuivre son action sur le terrain, Vincent
vient de passer une année au Guatemala où il mena
de front son action au sein du Club Quetzal et ses études
au lycée français. Et si les avancées significatives
qu'a connu le Club Quetzal sont de nature à l'encourager
à persévérer dans cette action, il n'en demeure
pas moins parfaitement lucide sur la difficulté de la tâche
et les écueils à venir.
L'éducation et l'alphabétisation des Indiens ne
font de toute évidence pas partie des priorités
du gouvernement guatémaltèque, une scolarisation
accrue pouvant entraîner une prise de conscience de leur
statut d'opprimés
Loin de rester confiné à l'action
humanitaire initialement définie, Vincent découvre
un pays gangrené par une corruption omniprésente
et un immobilisme par moments désarmant. Rien n'altère
pourtant sa détermination et son envie d'aider les Indiens
du Guatemala. Candide pour certains, obstiné pour d'autres,
le jeune homme ne laisse pas indifférent et force l'admiration
par son dévouement inaltérable. Preuves en sont
ses multiples rencontres poignantes avec Rigoberta
Menchu Tum ( Prix Nobel de la Paix ), Margarita Carrera (
auteur guatémaltèque ), Rigoberto Quemé (
1er candidat indien à la présidencielle 2003 ),
Nineth Montenegro ou encore les
mareros ( bandes de jeunes délinquants dans les bidonvilles
), signe d'une ouverture d'esprit et d'une capacité d'adaptation
remarquable.
Ce voyage aux confins d'un pays méconnu nous amène
à la découverte d'une culture maya attachante par
le prisme d'un jeune homme, Vincent, à la trajectoire stupéfiante.
Jean Couderc
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