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Le travail des
enfants au Guatemala
article du 23 janvier 2005: Prensa
Libre

Deux réalités dans un même
pays
Dans la zone 9 de la capitale, un samedi matin à
9h, Juan, 10 ans, se lève, met ses nouveaux tennis et part
jouer au football avec ses amis.
Dans le quartier Siglo Primero, à Retalhuleu, Fermina,
11 ans, se lève au chant du coq, prend son marteau et part
pied nu pour casser de la pierre.
Une triste obligation :
Le Programme International pour l'Eradication du Travail des Enfants
( IPEC - OIT ), estime qu'au Guatemala, 940 000 enfants entre
9 et 17 ans, travaillent dans des conditions lamentables.
A 10 ans, on se choisit pas de casser de la pierre
ou de récolter le café. Le travail des enfants est
une nécessité pour la survive de la famille. Il
se développe essentiellement dans le secteur informel.
C'est donc par centaines qu'enfants et adolescents doivent rentrer
très tôt dans le marché du travail, loin des
écoles
" Après avoir cassé les pierres,
je dois aider ma mère à la maison " dit Angélica,
11 ans.
En plus d'interrompre le bon développement
de l'enfant, il implique de nombreux risques de santé.
Parmi les travaux les plus à risques, on
retrouve : le travail dans les mines, l'élaboration des
briques, le travail du verre et des feux d'artifices. La manipulation
d'explosif étant le plus dangereux. Le mois dernier, Nestoir
Julian Sacul, 14 ans, est décédé suite à
des brûlures lors de l'explosition de l'entreprise dans
laquelle il travaillait dans l'Alta Verapaz.
Sans oublier les séquelles corporelles et psychologiques
du travail domestique, de l'agriculture ou encore de la prostitution
infantile.
Quel futur pour ces enfants ?
Les enfants qui travaillent n'ont pas accès
à l'éducation et vivent dans d'extrêmes conditions
sociales.
Les enfants n'ont pas conscience qu'apprendre à lire et
à écrire leur ouvrira des portes.
L'UNICEF explique : " il existe une forte corrélation
entre les carences éducatives et la pauvreté. Les
personnes qui peuvent terminer le secondaire obtiennent des revenus
178 % supérieurs par rapport à ceux qui ont tout
juste terminé l'école primaire."
" Plus tard, je veux être docteur, pour
aider les gens malades " affirme Ofelia, 9 ans. Elle n'a
jamais entendu parler de la Convention des Droits de l'Enfant,
ratifiée au Guatemala en 1990 ni de la Loi de la Protection
Intégrale de l'Enfance et de l'Adolescence, qui prévoit
dans article 51 :
" Les enfants, les filles et les adolescents
ont le droit à la protection contre toutes formes de travail
qui peuvent être dangereuses pour sa santé physique
et mentale ou qui l'empêche d'accéder à l'éducation
".
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